POCUS in Pre-hospital Settings: Rotterdam, The Netherlands

January 09, 2018

Le facteur temps est essentiel dans une situation d'urgence, et peut faire la différence entre la vie et la mort.  Les ambulanciers sur le terrain doivent décider rapidement si oui ou non un patient se trouve dans un état potentiellement mortel nécessitant un traitement spécialisé ; et dans ces circonstances, une échographie au point d'intervention peut fournir des informations vitales. 

Geert-Jan Deddens, infirmier praticien en soins d'urgence du service ambulancier de Rotterdam, décrit les nombreux avantages des échographes portables pour détecter de possibles anévrismes de l'aorte abdominale, orienter immédiatement les patients vers l'établissement hospitalier le plus approprié et éviter les retards de traitement dus à un transfert ultérieur vers un autre établissement médical.

 

 

« J'ai rejoint le service ambulancier de Rotterdam en 2006 en tant qu’infirmier ambulancier. Puis, j’ai suivi une formation d’infirmier praticien en soins d'urgence cinq ans plus tard. Dans la région, nous nous occupons d'une population de 1,2 million de personnes, à la fois en intra-muros et en banlieue. En tant qu'infirmier praticien, je réponds aux appels d’urgence médicale pour fournir un appui supplémentaire aux ambulanciers lorsque cela est nécessaire, par exemple, en cas d'arrêt cardiaque. Il y a quelques années, un chirurgien vasculaire auprès de l'un des hôpitaux de Rotterdam a contacté le service ambulancier pour discuter des avantages potentiels de l'utilisation d’un échographe Point-Of-Care pour identifier et évaluer les patients atteints d'un anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) dans un contexte préhospitalier. Sans échographie, nous pouvons supposer que le patient a un anévrisme, mais nous ne pouvons pas en être sûrs. Et dans ce cas, l’hôpital doit se préparer à effectuer une intervention chirurgicale urgente, en mobilisant immédiatement un bloc opératoire et le personnel des urgences pour prendre en charge cet état potentiellement fatal, alors que le patient peut en fait souffrir d’une toute autre pathologie abdominale beaucoup moins grave.

 

Nous nous sommes rendu compte que l'introduction de l'échographie en soins pré-hospitaliers nous permettrait d’examiner l'aorte dans l'ambulance et d’effectuer une évaluation plus précise de la situation afin de déterminer si le patient a ou non un anévrisme, et si oui, d’en estimer la taille. Une fois que le diagnostic est établi, nous pouvons transférer rapidement le patient vers l'hôpital le plus approprié, et fournir beaucoup plus tôt des informations précises au chirurgien. Ainsi, l'hôpital est mieux préparé, et n'occupe pas inutilement des ressources. Cette méthode élimine également les retards de traitement potentiellement mortels causés par les transferts inutiles entre hôpitaux, car le patient est transporté directement vers le bon établissement médical. »

 

 

« À la fin de l'année 2015, nous avons lancé une étude pilote, intitulée Évaluation pré-hospitalière de l’anévrisme de l'aorte à Rotterdam (PARA2), et ce, afin d’évaluer le diagnostic pré-hospitalier de l'aorte abdominale à l'aide d’une échographie au point d'intervention (POCUS). Fujifilm SonoSite nous a fourni deux échographes portables et, avec l’aide d’un médecin d'urgence ayant une vaste expérience dans ce domaine, Sonosite a formé trois infirmiers ambulanciers et deux infirmiers praticiens à la réalisation d’une échographie de l'aorte abdominale. Cet appareil s'est rapidement imposé dans notre routine quotidienne pour scanner l’aorte des patients et nous a permis d'approfondir autant que possible notre expérience en la matière. En tant qu’infirmiers praticiens, nous avons également reçu une formation approfondie en échographie au point d'intervention, notamment pour l’examen dit FAST ou d’évaluation ciblée par échographie lors d'un traumatisme, afin de nous permettre d'identifier d'autres pathologies possibles.

 

Au cours de l'étude pilote, nous avons examiné autant de patients que possible afin d’évaluer à quel point il était facile d'effectuer la procédure et de déterminer le temps nécessaire pour obtenir une bonne vue de l'aorte. Nous avons réalisé 950 examens abdominaux durant les 16 premiers mois, et diagnostiqué 14 patients présentant un AAA où l'aorte mesurait plus de 3 cm. Parmi ceux-ci, quatre patients ont été directement dirigés vers une équipe de chirurgie vasculaire pour une intervention urgente susceptible de leur sauver la vie. Dans le même temps, nous avons pu identifier en pré-hospitalier d'autres troubles potentiellement mortelles : par exemple, nous avons pu faire la différence entre des problèmes de poumon sec et humide, rechercher une hémorragie intra-abdominale après un accident ou encore utiliser l'échographie durant un arrêt cardiaque. Tout ceci nous permet de nous assurer que le patient est directement dirigé vers le bon hôpital (par exemple, un centre de traumatologie spécialisé ou une unité cardiaque) afin qu'il reçoive le traitement le plus approprié, et ce, le plus tôt possible. Pour les patients souffrant d'un AAA aigu, ceci peut représenter une véritable bouée de sauvetage. »

 

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De petite taille, l'iViz ne fait pour autant aucun compromis sur la qualité de l'imagerie. Il combine la technologie DirectClear, un traitement avancé de l'image (SonoHD3) et un écran haute résolution pour fournir la qualité d'image que vous attendez d'un système SonoSite.

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