Lutte contre la pandémie : lancement du Sonosite PX en pleine crise de coronavirus

September 09, 2020

En juillet, Fujifilm a lancé son nouvel échographe, le Sonosite PX, en pleine pandémie de COVID-19. Diku Mandavia, directeur médical de Fujifilm Sonosite Fujifilm, et Jodi Miller échographiste et directrice du développement marketing ont réfléchi ensemble à la façon dont le nouvel échographe de Sonosite pouvait aider le personnel médical de première ligne  à combattre la pandémie, et en quoi le Sonosite PX est parfaitement adapté face à la crise mondiale actuelle.

Jodi Miller :

On pourrait se demander s'il est judicieux de lancer le Sonosite PX maintenant, au beau milieu d'une pandémie. Quels aspects spécifiques du Sonosite PX représentent un atout dans la prise en charge des patients atteints de COVID-19 ?

Dr Mandavia :

L'utilisation de l'échographie point-of-care (POCUS) s'est largement développée dans le contexte de la pandémie actuelle. En peu de temps, l'échographie au chevet du patient s'est révélée d'une immense utilité dans la prise en charge des malades atteints de COVID-19. Notre expérience en Chine, en Italie, au Royaume-Uni et à New York nous a appris que le COVID-19 affecte différents organes de façon systémique. L'échographie POCUS contribue de manière indéniable à l'examen et à la surveillance de ces patients.

Les deux organes les plus importants pour les examens de COVID-19 sont le cœur et les poumons. Or, nous avons significativement amélioré la qualité des images de ces deux types d'examen. Le Sonosite PX est doté de pré-réglages pulmonaires, et la nouvelle sonde C5-1 est pourvue d'une nouveau type d'examen pulmonaire. Cet échographe Sonosite dispose également de nos capacités d'imagerie 2D cardiaque et couleur de nouvelle génération. Il est désormais crucial de pouvoir compter sur ces fonctionnalités, puisqu'elles sont utilisées dans le cadre des examens les plus couramment pratiqués. Lorsque nous examinons un patient en état de choc, nous observons le cœur, les poumons et la VCI. Le Sonosite PX est optimisé pour ces applications.

Comme je le disais précédemment, le COVID-19 est une maladie systémique qui affecte plusieurs organes. Pour examiner ces organes, nous avons besoin d'une grande clarté d'image en particulier en imagerie cardiaque. Le Sonosite PX offre des performances 2D et couleur supérieures, qui se révèlent aujourd'hui très précieuses dans le cadre des examens hémodynamiques liés au COVID-19. Bien entendu, l'amélioration de la qualité d'image s'applique aussi à toutes les autres parties du corps. Les examens des poumons, de la TVP et du reste du corps bénéficient tous de la clarté d'image qu'offre le Sonosite PX. Ainsi, les praticiens pourront trouver des réponses plus rapidement.

Jodi Miller :

Pouvez-vous décrire le rôle du Sonosite PX dans les hôpitaux confrontés à une surcharge de patients ?

Dr Mandavia :

C'est aux urgences et aux soins intensifs que l'on trouve le plus de cas de COVID-19. Là-bas, l'encombrement minimal du Sonosite PX est fortement apprécié. La taille de l'échographe le rend très pratique, particulièrement en soins intensifs où de nombreux équipements entourent les lits. La forme et la taille du Sonosite PX conviennent parfaitement aux espaces encombrés. L'échographe est pourvu d'un écran suffisamment grand pour que l'équipe de soins puisse observer l'état du patient, mais le dispositif n'en est pas moins compact et facile à transporter en soins intensifs et ailleurs. Il s'agit d'ailleurs du premier commentaire des médecins qui ont testé le Sonosite PX. Ils ont immédiatement remarqué que cet échographe allait être facile à utiliser au chevet du patient. Or, plus un échographe est facile d'accès, plus le nombre de patients qui en bénéficieront sera élevé.

Jodi Miller :
Détaillons un peu les aspects pratiques du Sonosite PX.

Dr Mandavia :

Le Sonosite PX est un système hybride, que l'on peut placer en position horizontale ou verticale. Cette fonctionnalité permet aux praticiens de traiter leurs patients en rapprochant l'échographe du lit. Comme nous le savons déjà, ces cliniciens sont amenés à réaliser soit un examen de diagnostic, soit une procédure guidée par échographie. En fonction de la position de l'échographe et du type d'examen, le praticien optera pour la configuration standard ou pour la position verticale. L'approche choisie dépend de la procédure, qu'il s'agisse par exemple d'un accès vasculaire ou d'un bloc nerveux. Ce surcroît de flexibilité s'avère très utile pour les différents types de patients soignés.

Jodi Miller :

Étant donné la capacité du COVID-19 à se propager sur les surfaces , expliquez-moi comment nettoyer et désinfecter le Sonosite PX.

Dr Mandavia :

Il est vital que les dispositifs de soin ne contribuent pas à répandre le virus. Lors de la conception du Sonosite PX, nous avons été très attentifs aux remarques de nos clients sur le nettoyage, la désinfection et le contact avec les liquides. Pour élaborer le Sonosite PX, nous avons recueilli les conseils de centaines de médecins. Nous avons vite compris que l'hygiène de l'appareil était une priorité, et ce, bien avant l'émergence de la pandémie de COVID-19. L'interface utilisateur du Sonosite PX allie boutons physiques et commandes tactiles, tout en restant facile à nettoyer grâce à sa conception en une seule pièce, boutons compris. Les surfaces peuvent être nettoyées et sont intégralement scellées pour assurer l'étanchéité du système. Cela signifie que le personnel de santé peut nettoyer et désinfecter en toute confiance le système et les sondes, avant et après le contact avec les patients. Ce nettoyage aisé permet de gagner du temps. Nous avons également retiré les coupelles intégrées aux systèmes antérieurs, car elles étaient plus difficiles à nettoyer. Cette décision est une conséquence directe des commentaires des praticiens.

Lorsque le Sonosite PX est utilisé en environnement à degré de contagiosité élevé, comme dans une unité dédiée au COVID-19, il peut être utilisé avec une housse de protection stérile Le nettoyage en est d'autant plus facile. Même enveloppé d'une housse stérile, le Sonosite PX peut être utilisé tout aussi facilement, et les images restent parfaitement visibles.

Jodi Miller :

Comment une clarté d'image avancée peut-elle aider les médecins à établir des diagnostics cliniques fiables, tout particulièrement en présence de COVID-19 ?

Dr Mandavia :

L'efficacité de l'échographie repose en grande partie sur l'opérateur. L'acquisition et l'interprétation des images dépendent fortement du praticien aux commandes du dispositif. Les opérateurs au chevet du patient ont d'ailleurs tendance à être moins expérimentés. Ils sont souvent en phase d'apprentissage, et les moins chevronnés d'entre eux apprécient de disposer d'une meilleure qualité d'image. Il est essentiel de pouvoir visualiser et définir l'anatomie de façon claire, en haute résolution. Aujourd'hui, l'échographie point-of-care s'applique à davantage de parties du corps et permet des examens plus sophistiqués. De manière générale, l'objectif est de regarder à l'intérieur du corps. Plus l'anatomie est visible, plus la réponse est évidente. La confiance dans le diagnostic s'en voit renforcée, et la prise en charge du patient améliorée.

Jodi Miller :

Vous avez mentionné la versatilité du Sonosite PX, qui permet d'examiner plusieurs parties du corps. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Dr Mandavia :

Le Sonosite PX va devenir un véritable couteau suisse des soins de santé : imaginez un échographe point-of care capable de visualiser toutes les parties du corps. C'est la raison pour laquelle il est particulièrement utile dans la prise en charge des patients atteints de COVID-19. Avec le Sonosite PX, on accède à une toute nouvelle gamme de sondes, permettant aussi bien une imagerie superficielle qu'en profondeur. Avec la sonde sectorielle, phased array et linéaire, on couvre déjà pratiquement toutes les applications nécessaires. Disposer de tous ces outils est bien évidemment l'idéal pour le personnel de santé. Nous concevons, testons et fabriquons nos sondes de façon à les rendre extrêmement robustes et durables.

Jodi Miller :

En quoi le Sonosite PX peut-il être utile dans les hôpitaux qui reprennent les interventions chirurgicales non urgentes ?

Dr Mandavia :

Nous savons que dans le cas du COVID-19, l'intubation est une procédure à haut risque pour l'anesthésiste, ainsi que pour les autres membres du personnel présents dans la salle d'opération. La procédure génère parfois des aérosols, qui exposent tous les intervenants à des particules virales du COVID-19. L'ASRA (American Society of Regional Anesthesia) et son homologue européen, l'ESRA, recommandent dans la mesure du possible une anesthésie locorégionale. En fonction des cas, l'anesthésie locorégionale peut être une alternative à la fois sûre et efficace pour le patient et pour le personnel. Le Sonosite PX est justement parfait pour ce type de procédure.

La clarté d'image du Sonosite PX est alors d'une aide très précieuse. Imaginez devoir insérer une aiguille dans le paquet vasculo-nerveux, avec l'artère et le nerf très proches l'un de l'autre, mais que l'anesthésiant doit être injecté à un endroit précis à proximité du nerf, sans toutefois le traverser ni toucher l'artère. Dans de tels cas de figure, la clarté inégalée du Sonosite PX est un atout indispensable.

Bien sûr, il nous faut aussi penser à l'après, une fois les afflux massifs de patients terminés. Dans les hôpitaux, il s'agit de reprendre avec un maximum de sécurité les interventions chirurgicales non urgentes qui se sont accumulées. Comme je le disais, l'intubation est risquée et augmente le risque de transmission du COVID-19. Si on peut l'éviter, tant mieux. L'anesthésie locorégionale est préférable, et le Sonosite PX est véritablement conçu pour cette procédure.

Jodi Miller :

Le Sonosite PX sera-t-il utile à la recherche dans le cadre du COVID-19 ?

Dr Mandavia :

Tout à fait. Nous venons d'entamer des recherches en collaboration avec l'ACEP (American College of Emergency Physicians) et l'EMF (Emergency Medicine Foundation) sur l'utilisation de l'échographie point-of-care dans la prise en charge des patients atteints de COVID-19. Les premiers rapports de ces cinq derniers mois nous invitent à penser que de nouveaux parcours de soins liés à l'échographie vont être développés. L'EMF va sélectionner trois établissements en fonction de la qualité de leurs projets. Ces établissements se verront offrir un système Sonosite PX, ainsi que des fonds pour mener à bien l'étude associée. En bref, nous déployons le Sonosite PX sur la ligne de front des soins cliniques et de la recherche sur le COVID-19.

S'il y a bien une chose dont nous sommes certains en ce qui concerne le COVID-19, c'est que nous découvrons chaque semaine de nouveaux aspects de cette maladie dévastatrice. Nous apprenons comment utiliser l'échographie d'entrée de jeu pour évaluer les dégâts causés aux poumons, pour surveiller l'avancée du patient en pic de cytokine, ou encore pour réaliser des évaluations hémodynamiques. L'échographie joue donc un rôle crucial dans la lutte globale contre le COVID-19, notamment quand un patient présente d'abord des symptômes d'insuffisance respiratoire, mais également lorsqu'il développe des complications (choc, thromboembolie ou insuffisance rénale, par exemple). Je considère l'échographie comme un atout, tant lors de l'évaluation initiale établie aux urgences qu'à l'admission en soins intensifs et lors du rétablissement du patient.

Jodi Miller :

Comment le Sonosite PX facilite-t-il la formation aux techniques échographiques, tout particulièrement dans le cas du COVID-19 ?

Dr Mandavia :

De nombreux praticiens en première ligne de la lutte contre le COVID-19 sont encore en phase d'apprentissage des techniques échographiques. Or, une bonne partie des soins est dispensée dans de grands hôpitaux universitaires. Par ailleurs, j'ai constaté que durant la pandémie, de nombreux médecins spécialisés dans d'autres disciplines sont redéployés aux urgences ou aux soins intensifs. Par exemple, vous pourrez avoir un interne, un gastroentérologue ou un gynécologue-obstétricien assignés à la prise en charge des patients atteints de COVID-19.

Les examens échographiques point-of-care ne sont pas extrêmement compliqués à réaliser, mais ils exigent une certaine formation. L'accès à des ressources pédagogiques est l'une des bases les plus fondamentales de l'échographie POCUS, tout du moins au début. et dans ce domaine, le Sonosite PX excelle. Nous proposons plus de 100 didacticiels 3D embarqués pour apprendre aux soignants à réaliser des échographies au chevet des patients. Cet appareil vous aide à vous former et à scanner correctement.

Comme tous nos autres échographes, chaque Sonosite PX vous donne accès au Sonosite Institute, l'un des plus grands centres de ressources en ligne dédiés à l'échographie. Nous avons développé et rassemblé en un seul endroit du contenu de formation aux applications de l'échographie point-of-care, que nous avons rendu accessible sur mobile, tablette et ordinateur. Dans le Sonosite Institute, on trouve des parcours d'apprentissage permettant aux praticiens de suivre différents cours relatifs à toutes les applications majeures de l'échographie, que ce soit par exemple pour la médecine d'urgence, les soins intensifs, l'anesthésie ou le MSK.

Les étudiants avancent à leur propre rythme. Ils passent un test préliminaire, regardent les vidéos et les webinaires, puis ils peuvent passer un autre test pour valider leur cours. Une fois le cours validé, ils reçoivent un certificat. Cette approche globale est très importante pour les soins au chevet du patient.

Le Sonosite Institute est un système d'apprentissage complet, disponible en six langues. Il n'existe aucune autre source aussi exhaustive que le Sonosite Institute dans le secteur de l'imagerie médicale. Nous proposons également SonoAccess, une application gratuite sur iPhone et Android qui contient, entre autres supports de formation, des tutoriels en vidéo, des images cliniques et des guides de référence.

Nous sommes les leaders en matière de formation à l'échographie POCUS. Rien que l'année passée, nous avons formé plus de 37 000 praticiens au cours d'ateliers aux États-Unis, et nous proposons plus de 600 vidéos de formation qui totalisent 18 millions de vues. Le Sonosite Institute compte 27 000 utilisateurs actifs, et l'application SonoAccess plus de 270 000 utilisateurs à travers le monde.

De nombreuses écoles de médecine forment désormais les étudiants à l'échographie. Ces étudiants vont intégrer diverses spécialités, ce qui contribuera à étendre l'utilisation de l'échographie point-of-care dans différents domaines. Et nous ne parlons là pas que des médecins. Les infirmiers, ambulanciers, assistants, vétérinaires et entraîneurs sportifs utilisent aussi l'échographie POCUS. Ils seront amenés à l'utiliser de plus en plus.

Jodi Miller :

Le mot de la fin quant au rôle du Sonosite PX dans la pandémie ?

Dr Mandavia :

Dans ce contexte de pandémie de COVID-19, le Sonosite PX contribuera à asseoir et à renforcer l'échographie point-of-care. Premièrement, le Sonosite PX permet au médecin d'examiner l'ensemble du corps ; or, nous savons désormais que le COVID-19 affecte plusieurs parties du corps. Deuxièmement, le Sonosite PX est à la fois ergonomique et efficace grâce à l'excellente qualité de son imagerie. Il est donc pensé pour faire face aux afflux massifs de patients aux urgences et aux soins intensifs, et il s'adapte parfaitement aux interventions non urgentes qui peuvent suivre ces afflux. Troisièmement, nous savons que les médecins ont besoin de réponses plus précises, plus vite. Pour atteindre ce niveau de performance, nous nous devions de repenser l'échographe. L'imagerie à 128 canaux d'acquisition confère une meilleure clarté d'image. Par ailleurs, toutes les sondes du Sonosite PX sont neuves. Nos sondes ne sont pas seulement durables, elles sont aussi conçues pour donner des images d'excellente qualité dans les environnements les plus difficiles. Les réponses arrivent plus vite, les mesures sont toutes facilement accessibles, et notre interface propose l'équilibre parfait entre boutons physiques et écran tactile.

Pour moi, le Sonosite PX est là pour résoudre des problèmes. Le parcours qui m'a amené vers l'échographie point-of-care partait lui aussi d'un problème. Au début des années 1990, j'ai été complètement dépassé par des cas de patients victimes de traumatismes au centre médical LAC+USC de Los Angeles. En me permettant de détecter les hémorragies internes au chevet des patients, l'échographie POCUS m'a aidé à résoudre ce problème. Aujourd'hui, tous les centres de traumatologie des États-Unis utilisent l'échographie point-of-care.

C'est un véritable privilège de pouvoir aider les professionnels de la santé à lutter contre le COVID-19. Je sais que le Sonosite PX peut sauver des vies et contribuer à l'effort mondial face aux ravages causés par cette terrible pandémie. Nous avons constaté à d'innombrables reprises que l'échographie est un composant clé de la prise en charge des patients atteints de COVID-19. Le Sonosite PX s'est révélé à la hauteur de cette mission.

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